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VOL DE PIQUETS DE CLÔTURE ÉLECTRIQUE/ SUR LA COMMUNE DE NEUSSARGUES EN PINATELLE/ DÉPARTEMENT DU CANTAL / VIGILANCE / RDV SUR SITE INTERNET FDSEA ET SUR VOS MESSAGERIES.

Revue de presse

DÉGÂTS DE GIBIER La Chambre d'agriculture durcit le ton en direction de la Fédération des chasseurs.

"Vous avez eu des mots assez durs en direction de la Fédération départementale des chasseurs (FDC) lors du congrès de cette dernière le week-end dernier. Qu'est-ce qui a motivé cette intervention ?"

Patrick Escure, président de la Chambre d'agriculture : "Effectivement, j'ai clairement dit que nous mettions la Fédération de chasse sous surveillance après la mise au tribunal par une Acca d'un agriculteur qui a voulu défen9re ses cultures après des dégâts répétés de sangliers malgré la mise en place de clôtures(l). Le monde agricole est agacé et indigné et on a clairement l'impression que la Fédération de chasse sous-estime les dégâtsconstatés sur le terrain ou  qu'elle les atténue. On nous dit qu'il ne faut pas trop tirer sur la ficelle, qu'on risque de démotiver les chasseurs en faisant de leur passion une contrainte... Mais alors pourquoi assiste-t-on encore à des lâchers de sangliers? Pourquoi continuer de pratiquer l'agrainage ? Aujourd'hui, nous assistons à une réelle recrudescence des dégâts qu'ils soient de sangliers, blaireaux, cervidés et cerfs dans les zones blailches. On a du mal à gérer les populations avec les effectifs de chasseurs actuels, mais il faut rapidement réagir, faire l'effort maintenant d'une pression de chasse accrue pour éviter d'être débordé demain avec des effectifs de chasseurs appelés à baisser. On peut en discuter, c'est la raison pour laquelle j'ai proposé une rencontre à la FD de chasse. Si on ne gère pas cette situation aujourd'hui, les agriculteurs devront chercher d'autres solutions."

C'est-à-dire?

P. E. : "Je rappelle sans cesse que le code rural précise que le propriétaire de terrains est censé en débarrasser les espèces nuisibles. Cette obligation incombe aux Acca auxquelles les  agriculteurs ont transféré leur droit de chasse  Les Acca ont des droits mais aussi des devoir~..."

Qu'attendez-vous aujourd'hui concrètement?

P. E. : "Concernant les sangliers, nous demandons des sanctions exemplaires pour ces lâchers illégaux qui portent atteinte aux efforts de régulation des uns et des autres. La Chambre  d'agriculture étudie d'ailleurs la possibilité de se porter partie civile dans ce dossier. Nous  demandons aussi des mesures efficaces sur la régulation des populations, notamment la possibilité de chasser par temps de neige, comme c'est le cas dans d'autres départements limitrophes dont le Puyde-Dôme; le tir individuel; l'avancement de la période d'ouverture de la chasse en février et l'augmentation du nombre de jours de chasse hebdomadaires (de trois à quatre jours), en particulier dans les  zones qui connaissent des dégâts récurrents et importants. Enfin, quand il y a dégâts, il est nécessaire d'intégrer au barème d'indemnisation la prise en compte des cultures autoéonsomlnées."

Et pour les autres espèces?

P. E. : "n y a le problème du blaireau dont les dégâts sont en recrudescence évidente depuis plusieurs années. C'est une espèce difficile à réguler de par sa vie nocturne et par l'accessibilité de ses terriers. Par ailleurs, si elle est chassable, elle n'est pas classable en espèce nuisible en l'état actuel de la réglementation. C'est pourquoi j'ai demandé lors de cette assemblée générale aux parlementaires présents de s'impliquer pour modifier cette réglementation. En attendant, des solutions doivent être trouvées au plus vite."

Vous évoquez les espèces nuisibles, avez-vous du nouveau sur la révision de la liste de ces nuisibles?

P. E. : "Les travaux qui ont été conduits cet automne entre la profession agricole, les chasseurs et piégeurs semblent porter en partie leurs fruits avec un projet d'arrêté pour ajouter au renard la martre et, pour certains cantons, la corneille."

 

MANIFESTATIONS Démonstration de force jeudi soir des éleveurs cantaliens gui ont exprimé leur ras-le-bol et demandé des actes à un ministre sommé de use mettre au boulot".

 

"0n est comme les ArcelorMittal (dont le sort était entériné ce même jeudi Il avril à Florange, NDLR) : quand les hauts fourneaux s'arrêtent, on ne peut pas les redémarrer sauf à réinvestir des millions.Nous, les producteurs de lait, c'est pareil, si on arrête de traire les vaches, la production cantaliennne ne s'en remettra pas et tous les emplois qui vont avec." Ce jeudi soir sous un déluge qui n'a pas douché les ardeurs des éleveurs cantaliens, pas de hauts fourneaux mais des braseros, du lisier, du fumier, des bidons... : un peu de l'outil de production de ces éleveurs qui, à SaintFlour, Mauriac et Aurillac, sont venus dire, dans une démonstration de force, à leur ministre de tutelle, Stéphane Le Foll:

22042013"Au boulot !".
"Ras-le-bol ! "Nous sommes venus demander à l'État d'être davantage acteur du soutien à l'élevage, en particulier au ministre, qui, malgré ses bonnes intentions affichées à l'automne au Sommet de· l'élevage, ne fait pas le boulot", assène Joël Piganiol, secrétaire général de la FDSEA, monté sur un tank à lait devant un peu plus de 200 manifestants rassemblés devant la préfecture aurillacoise. Ce soir-là, ils seront au total quelque 600 manifestants cantaliens venus exprimer leur ras-le-bol, anticipant de 24 heures le mot d'ordre national. "La place de Stéphane Le Foll n'est pas sur les plateaux de télé, enchaîne-t-il, nous ce qu'on attend ce sont des actes et rapidement !" Des actes prioritairement  pour une revalorisation urgente du prix des produits: "l'État doit y contribuer en facilitant les négociations entre les acteurs de la filière, il a commencé à le faire ce lundi avec la filière laitière

mais c'est très insuffisant puisque seul Système U s'est avancé sur 2 à 3 centimes d'euros supplémentaires sur les

 

produits laitiers", explique Benoît Aurière, président des Jeunes Agriculteurs. Ce qu'ils attendent aussi, c'est une révision de la loi de modernisation de  l'économie en faveur d'un rééquilibrage du rapport de force entre les producteurs et l'aval de la filière: "On nous a parlé d'une loi sur la consommation en juin mais c'est tout de suite qu'il faut


redonner des perspectives aux producteurs en permettant également d'intégrer les coûts de production dans les indicateurs de prix et dans les contrats." Des coûts de production qui se sont envolés ces derniers mois mettant à malles trésoreries: "On ne peut plus vivre! Je perds 5 000 euros par mois depuis septembre, confie ce producteur de lait et éleveur de porcs en engraissement de Quézac. On a même dû emprunter les futures primes qui nous seront Versées à l'automne prochain !" Et pour Laurent, pas question d'encourager son fils à prendre la relève: "Je lui ai interdit d'aller au lycée agricole !" Dans un mois, Thomas sera lui installé à -Siran avec ses parents en production laitière mais il s'inquiète de l'avenir tout comme Paul, salarié agricole au GE Arac que ses précédents employeurs aveyronnais n'ont pu garder.

23042013Choc de simplification:
"banco!tt Même heure, devant la sous-préfecture de Saint-Flour où ont été déversés pêle-mêle deux remorques de fumier, des bidons, pneus, le constat et la colère sont identiques : "On ne peut plus continuer comme ça !En ce moment, le Président Hollande

'est perturbé par ce qui se passe au gouvernement: qu'il n'oublie pas les agriculteurs! Si ça n'aboutit pas, il faut bloquer les laiteries, la GMS.,.", avance René, de Cézens. Un chef de l'État que les éleveurs veulent aussi prendre au mot suite à son annonce d'un "choc de simplification" : "Il faut qu'on nous donne les moyens de continuer à produire et réenrichir le pays en enlevant tout cet arsenal réglementaire, ces contraintes environnementales", ajoute Joël Piganiol. Et non pas pour réenrichir les éleveurs, mais leur permettre de vivre de leur métier, FDSEA et JA ont réaffirmé au sous-préfet de Mauriac et à la sous-préfète de SaintFlour qui ont tous deux reçu une délégation, leurs revendications d'une Pac pro-élevage.

 

P. Olivieri - L'Union du Cantal 13/04/2013

 

Les éleveurs appelés à manifester pour sauver l'élevage

ft près avoir interpellé récemment le nouveau préfet.: les responsab~es de ~a_F.DS!?A du Can~al avalêrlt Rr~enu sans des àctes forts élu: gouvePfi'ementpour contribuer à redresser le prix des productions animales,- ils passeraient à l'action. Des actions programmées la semaine prochaine, le Il avril au soir, en amont de la journée nationale d'action en faveur de l'élevage  lancée par la FNSEA lors de son congrès (lire l'Union du 30 mars). "Nous demandons aux éleveurs cantaliens de venir exprimer, devant les trois sous-préfectures, leurs revendications liées au prix de leurs produits car l'État ne joue pas son rôle parrapport à la nécessité d'intégrer les coûts de production dans ces prix, expose Joël Piganiol, secrétaire général de la FDSEA du Cantal. LÉtat ne s'engage pas suffisamment en ce sens alors même que des indicateurs  existent notamment pour le prix du lait. Nous demandons donc qu'il se positionne clairement, soit comme arbitre soit en tant que facilitateur." "Cette répercution des coûts de production sur le prix à l'aval est d'autant plus importante pour les jeunes qui s'installent et qui ont déjà sur le dos de lourds investissements. Sans cette évolution, ils n'arriveront pas à s'en sortir, et ça vaut autant sur le lait aujourd'hui que pour les autres productions animales", abonde Jérôme Merle.

 

Une intervention des pouvoirs publics que lA et FDSEA attendent tout autant dans le cadre des relations entre grande distribution et l'amont des filières via une révision de la fameuse LME (Loi de modernisation de l'économie) permettant un réel rééquilibrage du pouvoir de négociation  entre  les différents maillons et en particulier au profit des producteurs. "Une réunion devait se tenir cette semaine autour du ministre mais il faut que ça aille beaucoup plus vite que les échéances annoncées, plaide Joël Piganiol. C'est aujourd'hui que les éleveurs, notamment laitiers et en ovins, souffrent. Ils ont atteint un seuil de non rentabilité et sont en train de piocher dans leur trésorerie pour faire tourner leur exploitation sans dégager le moindre revenu."

Pour les deux syndicats, il est grand temps que l'État prenne ses responsabilités: "Nous  demandons à chaque éleveur de venir avec un peu de son outil de production pour montrer au gouvernement que notre sort dépend de son engagement." 

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